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PBR, VE/EBITDA, rendement : les autres ratios pour comprendre une valorisation

Le PER est le plus connu, mais il ne suffit pas. Voici trois autres ratios souvent cités dans la presse et les notes d’analystes, et comment les lire.

Rédaction BoursimpleMis à jour le 2 min de lecture
Journal financier présentant un graphique boursier
Journal financier présentant un graphique boursier · Photo d’illustration : Unsplash

En bref

  • PBR : capitalisation ÷ capitaux propres.
  • VE/EBITDA : valeur de l’entreprise ÷ EBITDA.
  • Rendement : dividende ÷ cours.
  • Aucun ratio ne dit seul si une action est « chère ».

Un exemple unique

Voici une société fictive :

DonnéeValeur
Capitalisation boursière1 000 MDH
Capitaux propres500 MDH
Dette nette200 MDH
EBITDA annuel150 MDH
Cours de l’action100 DH
Dividende par action4 DH

Le PBR

Le price to book ratio compare la valeur en bourse aux capitaux propres. Ici : 1 000 ÷ 500 = 2. Il est souvent utilisé pour les banques et les sociétés à fort patrimoine. Sa limite : la valeur comptable peut mal refléter les marques, le savoir-faire ou des actifs anciens.

Le VE/EBITDA

La valeur d’entreprise ajoute la dette nette à la capitalisation : 1 000 + 200 = 1 200 MDH. Le ratio est donc de 1 200 ÷ 150 = 8. Il permet de comparer des sociétés ayant des niveaux de dette différents. Sa limite : l’EBITDA ne tient pas compte des investissements nécessaires, des intérêts ni des impôts.

Le rendement du dividende

Ici : 4 ÷ 100 = 4 %. Un rendement élevé peut venir d’un dividende généreux, mais aussi d’un cours qui a chuté. Le dividende n’est pas garanti pour l’année suivante. Voir notre guide des dividendes.

Comment les lire

  • Comparer ce qui est comparable : même secteur, même période.
  • Regarder plusieurs années : un résultat exceptionnel peut fausser un ratio.
  • Vérifier les chiffres utilisés : résultats passés ou prévisions.
À savoir

Ces ratios servent à comprendre. Ils ne donnent aucun signal d’achat ou de vente.

Questions fréquentes

Quel est un « bon » PBR ?

Il n’y a pas de chiffre universel. Il dépend du secteur, de la rentabilité et du risque.

Pourquoi ajouter la dette à la capitalisation ?

Parce que celui qui reprendrait l’entreprise devrait aussi tenir compte de ses dettes, au-delà de la valeur des actions.

Cet article est fourni à titre informatif et pédagogique. Il ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation d’achat ou de vente de titres. Investir en bourse comporte un risque de perte en capital. Vérifiez les données sur les sources officielles (Bourse de Casablanca, AMMC) et consultez un professionnel agréé. Lire l’avertissement complet.